Les commentaires des vins médaillés aux Vinalies sont en ligne

Les Vinalies Internationales, auxquelles j’ai le plaisir de participer régulièrement, se démarquent des autres concours grâce à la rédaction des commentaires publiés pour chaque vin médaillé.  Des commentaires, qui, je peux en témoigner, concrétisent les riches échanges autour de chaque table pendant le concours.

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Cette année, près de 900 commentaires ont été rédigés par les présidents de table, tous œnologues. Ils sont disponibles via le lien suivant:

https://vinalies-internationales.com/fr/resultats/palmares

Hervé Lalau

Souvenirs de 2019

En cadeau aux amoureux de paysages, et pour clore en beauté 2019, voici une petite sélection de photos prises cette année – une année qui m’a emmené sur trois continents, de Rome à Santiago en passant par Beyrouth, Lausanne, Bardolino, Marseillan, Riquewihr, Pornic, Sierre, Cannes, Amboise, Trouville, Domfront, Puissalicon, Vicence, Saint-Amour… et j’en passe.

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Saint Amour-Bellevue

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Colli Berici

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Sierre

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Trouville

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La Suisse normande

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La Loire près d’Amboise

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La Lac de Garde

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Le Vatican

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Sur les hauteurs de Lausanne

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La Bernerie-en-Retz

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Marseillan

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Beyrouth

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Puissalicon

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Cannes

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Roquebrun

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Riquewihr

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Pichilemu

Je vous souhaite une bonne année 2020 à tous, pleine de belles bouteilles, et surtout, de bons moments.

Hervé

International, but in English only

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Les Américains raflent la mise au Louis Roederer International Wine Writers Awards 2019. Quelle surprise! Seuls les articles en anglais sont acceptés dans ce concours qui n’a d’international que le nom, et qui, pourtant, est parrainé par une marque française.

Un locuteur espagnol, portugais, italien, russe, chinois ou même français aurait sans doute plus de chance à un hypothétique concours Johnnie Walker.

Hervé Lalau

 

Raphaël Gross a quitté Vinea

Petite mise à jour d’un billet publié il y a quelques mois (désolé du retard, mais je n’apprends l’information qu’aujourd’hui).

Fin mai, Raphaël Gross a décidé de quitter la direction de VINEA, poste auquel il avait accédé en octobre dernier, comme je l’avais annoncé à l’époque. Selon le communiqué publié à l’occasion de son départ, des divergences seraient apparues quant à l’étendue de ses responsabilités.

Une réorganisation des tâches pourrait être annoncée ultérieurement (jusqu’à l’arrivée de M. Gross, la direction générale et la direction technique étaient dans les mains d’une seule et même personne, en l’occurrence, la regrettée Elisabeth Pasquier).

En attendant, l‘ensemble des activités de l’association se poursuivent sous la responsabilité du comité, présidé par David Ginolet, de la directrice technique Emeline Zufferey et des équipes de VINEA.

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Pour rappel, VINEA organise plusieurs concours suisse (Grand Prix du Vin Suisse) et internationaux (Mondial des Pinots, Mondial du Merlot & Assemblages), ainsi que le salon Vinea de Sierre, avec son extension Vinea on Tour.

Je ferai moi-même partie du jury du Mondial des Pinots et du Grand Prix du Vin Suisse dan quelques jours.

Hervé Lalau

 

Mondial des Pinots 2019

Du 16 au 18 août prochain se tiendra à Sierre (Valais, Suisse), la 22ème édition du Mondial des Pinots.

Notez bien le pluriel, puisque ce concours international s’intéresse aussi à toute la famille des Pinots, et pas seulement au Pinot Noir (mais pas au Chardonnay).

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Organisé par l’association Vinea (également organisatrice du festival Vinea, du Mondial du Merlot & Assemblage et du Grand Prix du Vin Suisse), il bénéficie du patronage de l’OIV, de l’Union Internationale des Oenologues; il est également membre de VINOFED, une association qui regroupe de grands concours de vins dans le monde.

En 2017, quelque 1.300 vins étaient en compétition, représentant 25 pays.

Cette année, je ferai partie des jurés. C’est ma deuxième participation, la première datant de 2014.

Plus d’info: https://www.mondial-des-pinots.com/

Le vin dans le monde en 2018, selon l’OIV

En introduction aux travaux du 42ème Congrès mondial de la vigne et du vin, qui se tient à Genève ces jours-ci, le nouveau directeur général de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin, Pau Roca, a présenté un bilan global du secteur vitivinicole.

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Selon les chiffres de l’OIV, en  2018, la superficie viticole mondiale s’élevait à 7,4 millions d’hectares et la production mondiale de raisin atteignait 78 millions de tonnes, dont 27,3 millions de tonnes de raisin de table et 1,3 million de tonnes de raisin sec.

La production mondiale de vin (hors jus et moûts) a été évaluée à 292 millions d’hectolitres.

La consommation mondiale de vin a été estimée à 246 millions d’hectolitres.

Les échanges mondiaux de vin ont atteint 108 millions d’hectolitres en volume et  31 milliards d’euros en valeur.

Hervé Lalau

Robert Parker quitte la scène

A 71 ans, le critique américain prend une retraite bien méritée.

C’est son « bébé » , le Wine Advocate, qui l’annonce.

Ce communiqué est d’ailleurs assez sibyllin:

« It is with mixed feelings that I announce that Robert M Parker Jr will, as of today, be formally hanging up his wine criticism boots and retiring from Robert Parker Wine Advocate,’ a dit Mme Perotti-Brown, qui dirige le WA.

« Mixed feelings »? Que faut-il entendre par là? Des regrets? De la tristesse? Ou du soulagement?

L’expression paraît bien mal choisie et Parker méritait mieux que cela.

Hervé Lalau

La France bien discrète au tableau d’honneur du Concours Mondial de Bruxelles 2019

Aucun vin français parmi les grandes médailles d’or par catégorie du Concours Mondial de Bruxelles, qui se tenait en Suisse voici quelques jours.

Ni en rouge, ni en blanc, ni en doux, ni en fortifié, ni en rosé, ni en mousseux. Mais deux grandes médailles pour l’Italie, deux pour l’Espagne, une pour le Portugal, une pour la Belgique et une pour le Mexique.

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Est-ce parce que les Etrangers ont tellement progressé? Ou est-ce parce que les Français n’envoient que des seconds couteaux?

A la lecture du palmarès, on pourrait pencher pour la seconde explication. Quoique. Rien ne nous dit que les autres pays envoient leurs meilleurs vins non plus… En tout cas, je ne connais personnellement aucun des gagnants.

On se croirait à l’Eurovision.

Un élément positif à relever, cependant: les vainqueurs des grandes médailles d’or ne sont plus indiqués comme « les meilleurs du monde dans leur catégorie » (ce qui était effectivement abusif), mais comme les « révélations » de l’année.

Ce qui n’a pas empêché la Dernière Heure, en Belgique, de pousser un cocorico digne d’un chauvinisme que l’on croyait réservé à la France.

Hervé Lalau

 

 

 

 

 

Regina Vanderlinde défend les normes de l’OIV pour les concours de vin

Interrogée à l’occasion de son passage à Chypre, pour le Concours des Vins de Chypre, la présidente de l’OIV, Regina Vanderlinde, a tenu a réaffirmer l’importance des normes de l’OIV pour les concours de vin:

« Les normes de l’OIV permettent aux producteurs de concourir sous conditions contrôlées et justes, garantissant que les échantillons sont anonymes et jugés dans des conditions de dégustation optimales, avec une évaluation basée sur des critères sensoriels harmonisés.
Les concours des vins de l’OIV revêtent une grande importance, car ils se penchent sur des aspects fondamentaux.On peut souligner le fait qu’ils promeuvent la connaissance de vins d’une qualité exceptionnelle. Bien entendu, cela motive les producteurs à améliorer leur niveau technique et scientifique de production, ce qui contribue également à l’essor de la filière vin.
Le vin est une boisson millénaire et historique, et les concours des vins s’avèrent donc très importants pour promouvoir la valeur historique et sociale de ce produit unique en tant qu’élément actif de la civilisation.
Autre point essentiel quant au rôle des concours des vins : ils doivent également encourager une consommation responsable. »

Mme Vandelinde y voit aussi une valeur ajoutée pour les concours:

« Avec les règles de l’OIV, les médailles représentent une réelle valeur, car nous limitons les récompenses à 30 % des vins présentés, ce qui conduit parfois à écarter des vins de grande valeur de la liste des gagnants.
C’est pourquoi lorsque je participe à un concours des vins, je tiens à toujours exprimer mes plus vives félicitations aux gagnants.
L’obtention d’un prix pour un vin veut dire beaucoup.
Cela signifie que celui qui a créé ce vin aspirait à obtenir une boisson exceptionnelle dotée de caractères uniques, en assemblant de belles couleurs, une multitude de reflets et parfums ainsi que des arômes parmi les plus subtiles.
Que ce soit ici ou partout ailleurs dans le monde du vin, c’est la recherche de la singularité qui est source de toutes les motivations. Ceux touchent du doigt des vins exceptionnels seront toujours récompensés.
Et plus important encore, les vins primés constituent une référence pour les consommateurs et une reconnaissance importante pour les producteurs ».

Source: OIV

Pour défendre le vin

Attendu que la consommation de vin en France n’a pas cessé de baisser ces 30 dernières années.

Attendu que l’Italie et l’Espagne enregistrent les mêmes tendances (et même plus fortes en Espagne), bien que la loi Evin n’y existe pas.

Attendu que le marché du vin est à ce point atomisé qu’aucune marque n’a vraiment les moyens d’influencer de manière significative la consommation.

Attendu que l’alcoolisation des jeunes n’est pas essentiellement liée au vin, produit cher et moins rapide que les alcools forts pour l’effet recherché.

Attendu que les études liant consommation d’alcool (dont le vin, mais dans des proportions inconnues) et le cancer sont à la fois partielles et partiales et que leurs chiffres semblent tirés d’un chapeau.

Attendu, à l’inverse, que plus de 80 ans de recherches ont permis d’isoler dans le vin des molécules positives pour la santé – même si ce n’est pas là ma principale raison d’en consommer, ce que je fais avec modération.

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Attendu que la baisse de consommation du vin ne se traduit pas par une baisse de la fréquence des cancers, bien au contraire (hélas).

Attendu que la valeur culturelle du vin a été reconnue par une loi, même si d’aucuns, parmi nos élites progressistes, libertaires et liberticides confondues, jugent le produit «ringard» (ça ne se fume même pas!).

Attendu que le journalisme viticole ne consiste pas à inciter à boire plus, mais à proposer meilleur à boire.

Attendu que la modération est une vertu qui s’applique aussi bien aux ministres dans leurs déclarations qu’aux journalistes dans leurs écrits ou aux buveurs dans leur consommation.

Attendu que l’Etat gagnera en cohérence à protéger un secteur pourvoyeur d’emploi et de rentrées fiscales, plutôt que de lui mettre des bâtons dans les roues.

Attendu qu’en pratiquant, jusqu’ici, l’amalgame entre vin et alcools forts, l’Etat a favorisé ces derniers, qui disposent de marques déjà puissantes et qui se satisfont très bien des limitations sur la publicité et la communication, n’ayant quasiment rien à dire au consommateur en ce qui concerne la composition, le mode d’élaboration, ou l’origine de leur produit, sans parler de l’élaborateur).

Attendu que le principe de précaution est trop facilement invoqué pour les sujets où l’éducation est le meilleur outil pour la protection des masses.

Attendu que j’ai déjà beaucoup attendu, beaucoup entendu, des gouvernements de gauche comme de droite, en matière de vin.

Je déclare donc qu’il est du devoir de tout journaliste de mener une enquête honnête sur le sujet plutôt que de continuer à relayer les campagnes d’intoxication des lobbyistes hygiénistes soutenues par le Ministère de la Santé.

C’est le moins que l’on puisse demander à la presse, non seulement pour le vin, qui est ma petite sphère de compétence, mais pour l’information en général. Car si la vérification des sources, la confrontation des points de vue, la recherche de l’objectivité sont aux abonnés absents pour un sujet comme le vin, je me demande ce qu’il en est de la couverture des grands problèmes mondiaux.

Pour finir, je ne peux m’empêcher de comparer avec quelle retenue (pour ne pas dire de dégoût) certains médias évoquent le vin – serait-ce du mépris? un manque d’intérêt financier? la peur du gendarme? une nouvelle variante du syndrome de Stockholm qui voit les victimes de la censure sympathiser avec leurs oppresseurs?   – et avec quelle audace ils militent parfois pour la libéralisation de substances illégales.

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Hervé Lalau