Sol de Sol Brut Nature, Traiguién, Malleco, Chili

Quitte à mettre en valeur un terroir frais avec du Pinot Noir et du Chardonnay, pourquoi ne pas s’essayer aux fines bulles? C’est ce qu’a fait Felipe de Soliminhac, de Viña Aquitania, dans son domaine de la vallée de Malleco, aux abords de la Patagonie chilienne.

Et ses efforts ont abouti à ce délicieux Brut Nature, vinifié en barriques de chêne et élevé 24 mois sur lies. Sa puissance se révèle dès le nez, qui nous régale de ses fruits jaunes (poire et pêche) et de ses fleurs (acacia, chèvrefeuille) ; la bouche amplifie cette impression d’opulence, avec un peu de brioche ; les notes de fruit se prolongent mais sont bientôt rejointes par une touche fraîche et une finale saline avec une pointe de pierre à fusil. Un grand effervescent du Sud du Sud que l’on attendait pas à ce niveau de qualité!

Les vins de Viña Aquitania sont importés en France par Wings, à Bordeaux. Et je précise que je n’ai aucun intérêt dans l’affaire 😉.

Hervé Lalau

Une Française au Chili: L’Entremetteuse

Je poursuis mes pérégrinations dans le Chili profond des petits producteurs de Colchagua Singular. Avec, cette semaine, L’Entremetteuse, la bodega de Laurence Réal, Périgourdine enracinée au pays du merken, de la palta… et du carménère.

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Laurence Réal, alias L’Entremetteuse

Une nouvelle aventure

Oenologue arrivée au Chili en 1994, elle a travaillé pour un grand groupe avant de lancer sa propre maison de vin, en 2015, avec l’aide d’un réseau d’amis en France. Un réseau qui y importe ses vins (on peut commander via son site).

Changement d’échelle, changement de style. Rien de plus éculé, de nos jours, que de dire que le vin se fait d’abord à la vigne, et non par la rectification au chai des éventuels défauts de la matière première. Mais pour Laurence, c’est une réalité de tous les jours, et c’est d’autant plus important qu’elle achète des raisins. Alors, quand L’Entremetteuse fait son «marché», que ce soit à Lolol, à Apalta ou à Paredones, elle paie le prix fort, pour s’assurer de la qualité. Et son credo, c’est que chaque vin soit différent, qu’il exprime bien la qualité du raisin originel. Facile à écrire, plus difficile à faire.

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Hervé Lalau

La Vallée Centrale du Chili durement touchée par les gelées de printemps

Il n’y a pas qu’en Europe que les gels de printemps frappent la viticulture: cette année, c’est au tour du Chili d’être touché. Les gelées de ce début d’octobre (trois jours d’affilée) ont surtout affecté la région de la Colchagua – incidemment, c’est là que je serai dans 10 jours, aussi cela me touche particulièrement.

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Dans les zones les plus basses, le débourrement avait déjà eu lieu depuis une dizaine de jours, notamment sur les cépages les plus avancés comme le merlot, la syrah et le malbec, aussi les pertes sont-elles considérables (entre 65 et 100%, selon les variétés).

Ce désastre vient s’ajouter à l’épisode de sécheresse qui touche le pays depuis plusieurs années déjà.

Je profite donc de ce billet pour assurer mes amis chiliens de toute ma sympathie.

Hervé Lalau

Le digne Carménère de Santa Digna

Santa Digna est la marque de Miguel Torres Chile, dont la cave est implantée dans la région de Cúrico, à quelque 200 km au Sud de Santiago. Cette famille espagnole a été une des premières, parmi les entreprises étrangères, à croire dans le potentiel qualitatif du Chili, dès les années 1970, et après avoir hésité un moment avec une implantation en Argentine, a opté pour le Chili, où elle mène une politique très locale. Elle est ainsi à l’origine de la remise en valeur du País et du Carignan chilien. Sans oublier son action en faveur du commerce équitable.

Quant à cette cuvée (un 2017 Gran Reserva), elle est issue du fameux Carménère (cépage bordelais importé au Chili par erreur, et que l’on a longtemps pris pour du Merlot). Et elle coche à peu près toutes les cases de la satisfaction: un nez de mûre bien mûre (non, aucun poivron vert à l’horizon), une bouche ample, un poil de menthol, des tannins bien enrobés qui donnent de la structure mais sans envahir le palais, un boisé très discret et quelques étonnantes notes d’agrumes pour finir, c’est un très beau travail de vinification. Ce vin a du caractère. Vous auriez voulu encore plus de peps, voire quelques déviances qui font plus authentique? Ce n’est pas le genre de la maison!

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Hervé Lalau

Quand Ferrand rime avec différent

La plupart des vins commentés ici sont soit des vins dégustés à l’aveugle, soit des vins achetés par curiosité, et donc dégustés sans trop d’a priori de ma part.

Il m’arrive cependant de recevoir des bouteilles de gens que je connais, et il me faut alors m’efforcer de faire abstraction de ce lien, même ténu.

Dans le cas du vin que je vous présente aujourd’hui, le lien est en effet assez ténu: il m’a été envoyé par Gonzague de Lambert, un vigneron bordelais que je n’ai rencontré qu’une seule fois, et bien loin de chez lui: c’était à Apalta, au Chili, chez VIK, un domaine pour lequel il travaillait alors.

Mais Gonzague dirige aujourd’hui les équipes du Château de Ferrand, à Saint Emilion. propriété des héritiers du Baron Bich.

Et il a eu la gentillesse de m’envoyer cette bouteille, dont l’intitulé a immédiatement attiré mon attention: Le Différent. Différent, d’accord, mais en quoi?

L’étiquette vous explique tout: il est différent de la grande cuvée du Château de Ferrand, en ce qu’il utilise de vignes plus jeunes, et qu’il est conçu pour être bu plus jeune.

Bref, c’est le second vin du château. Sauf que je préfère ce nom de Différent. C’est plus valorisant. On peut être « autre », on n’en est pas forcément moins bon.

Et puis, vous me connaissez, je ne suis pas le plus grand fan des vieux vins. Ou plutôt, je ne suis pas convaincu que le potentiel de vieillissement soit la marque obligée du grand vin. Soyons fous: j’irai même jusqu’à dire que bon nombre de grands vins, grands ou prétendus tels, sont dégustés trop vieux.

Je n’ai quant à moi pas beaucoup de plaisir à déguster des vins marrons, passés voire oxydés et qui finissent par tous se ressembler dans ce côté has been qui m’évoque l’histoire des deux vieilles admiratrices de Brigitte Bardot: « Dis Janine, tu te rappelles les années 60, quand on voulait toutes ressembler à BB? Et bien maintenant, c’est fait ».

J’ai le souvenir vivace d’une dégustation de vieilles bouteilles de très grands crus de Pauillac – des millésimes en 5, en remontant de 2005 à 1975. C’était de pire en pire. Et tout finissait par se rejoindre dans l’acétique. Au point que je me suis dit: « Et dire que plus jeunes, j’aurais sans doute pu non seulement les différencier, mais aussi les apprécier »!

Bien des choses ont changé, cependant, en 40 ans. Les progrès de l’oenologie moderne permettent aujourd’hui de produire de grands vins consommables plus rapidement. Et c’est d’autant plus important que c’est grosso modo ce que demandent la plupart des clients de la cible. Je ne parle pas des consommateurs de Cambras ou de Listel. Je parle des consommateurs de vins fins, ceux qui sont prêts à mettre de l’argent dans une bonne bouteille. Mais qui n’ont pas forcément envie de devoir la boire sur leur lit de mort. Et de regretter de ne pas l’avoir ouverte plus tôt. Ou jamais.

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Quoi qu’il en soit, Le Différent est un excellent vin. C’est un 2015. Bientôt trois ans aujourd’hui. Mais je n’ai vraiment aucun regret de l’avoir ouvert ce soir, car il est parfait.

Ce sont surtout ses épices (paprika, poivre rose) et ses notes florales (pivoine) qui m’ont séduit. Elle se prolongent du premier nez jusqu’à la dernière lampée. Et même à la lampée qui suit – parce que ce n’est pas qu’un vin à déguster, c’est d’abord un vin à boire.

Dans mon assiette, il y avait un magret au poivre. Il a parfaitement soutenu la comparaison, ou plutôt, le dialogue.

J’ai aussi apprécié sa longueur en bouche, la suavité de ses tannins, et son élégance. La grande classe à la Bordelaise, mais sans ostentation.

Je n’ai pas pu m’empêcher de repenser au vin de VIK – excellent, au demeurant. Son propriétaire ne voulait-il pas produire le meilleur vin du monde? Sauf que le meilleur vin du monde peut être parfois un peu envahissant. Un peu too much. A vouloir impressionner, on prend aussi le risque de lasser. C’est ce que pensait un mien collègue – Daniel, un sommelier québécois, lorsque nous l’avons dégusté. Impressionné, il l’avait été. Mais rentré chez lui avec la bouteille, il a peiné à la finir.

Bon, ce n’est pas de la statistique, juste une anecdote. Toujours est-il qu’avec Le Différent, c’est une toute autre histoire: s’il y avait un grand prix de la buvabilité dans la finesse à Bordeaux, ce vin l’aurait.

Voila, Gonzague, ce n’est que mon avis, mais je vous le donne avec d’autant plus de plaisir que votre vin m’a fait plaisir à boire.

Et pour moi, c’est la plus belle qualité d’un vin, celle qui se partage à table, entre convives.

Hervé Lalau

Itata, ou le Chili comme je l’aime

Le Chili viticole est organisé en « vallées » qui ne correspondent pas toujours à un fleuve; c’est cependant le cas pour l’Itata, un cours d’eau qui traverse cet étroit pays un peu en dessous du 36ème parallèle Sud, des Andes au Pacifique.

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La zone viticole d’Itata appartient à la Région du Biobío (Région VIII) et s’en est pour ainsi dire détachée, en termes viticoles, lors de la refonte des appellations chiliennes, au début des années 90.
Nous sommes au centre géographique du Chili, mais déjà 400 km au Sud de Santiago ; 150 km encore plus au sud, on trouve le vignoble de Malleco ; et enfin, aux abords du 39ème parallèle Sud, ceux des petites vallées dites « australes » de Cautin et Osorno.
En moyenne, Itata est plus fraîche que la région de Santiago et également plus arrosée.
Mais Itata se divise elle-même en quatre sous-zones, dont les deux plus occidentales (Portezuelo et Coelemu) sont classées dans la catégorie « Costal » et les deux les plus orientales (Chillan et Quillon) dans la catégorie « Entre Cordilleras ».
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Un riche passé viticole

Même si son apparition sur les étiquettes est relativement récente, ce n’est pas à proprement parler une nouvelle zone viticole – ce fut même une des premières plantées par les Espagnols ; et sans doute la plus réputée durant toute la période coloniale. On faisait déjà du vin à Itata plus de 100 ans avant qu’on ne plante de la vigne au Cap, et 200 ans avant qu’on en plante dans le Médoc !

Mais au sortir de la guerre d’indépendance du Chili, et surtout à partir de la fin du 19ème siècle, le développement progressif des grands vignobles des régions plus au nord, plus plates et plus proches de Santiago, a laissé Itata un peu en dehors du mouvement commercial.

Sans oublier que la lutte du gouvernement contre l’alcoolisation des masses populaires, à partir des années 1930, a abouti à la fermeture des distilleries de la région, qui constituaient une bonne partie de ses débouchés.

Aujourd’hui, Itata abrite encore de vieux vignobles de muscat, de país, de carignan et de cinsault (des francs-de-pied parfois vieux de plus de 200 ans), et même quelques cépages d’origine espagnole complètement oubliés, quand ils ne sont pas totalement anonymes pour cause de complantation, ou d’abandon.

Un encépagement aux antipodes de celui de la nouvelle viticulture chilienne, rationnelle, mécanisée, conquérante et exportatrice, mais qui correspond à la tradition locale de cette région très rurale, entretenue par de petites structures familiales, sur de minuscules parcelles souvent assez dispersées, et non irriguées. Le rio Maule marquant une sorte de frontière intangible entre innovation productiviste, au Nord, et tradition, au Sud.

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Itata signifie «pâturage abondant» en langue mapuche.
Son relief est assez vallonné, ses paysages contrastés (d’aucuns parlent de « Toscane chilienne »), tantôt arides et tantôt verts, les vignes se lovant entre les pins araucanos et les eucalyptus.

Le renouveau

Malgré son relatif éloignement (ou à cause de lui ?), à partir des années 1990, la région a commencé à attirer quelques vignerons extérieurs, comme les Allemands de Männle, ou les Suisses de Viña Chillán, ou le Français Louis-Antoine Luyt.
Sinistré lors du tremblement de terre de 2009, qui a détruit sa cave de Cauquenes, dans la région du Maule, ce dernier a pris le tournant du vin nature, et s’est implanté à Itata au travers d’une collaboration avec Viña Chillán. Comme dans le Maule, il s’efforce d’y réhabiliter les cépages originaux, notamment le país, mais aussi, en blanc, la cristalina ou le corinto, alias chasselas musqué.
Des structures plus importantes ont suivi le pas de ces pionniers, comme Montes, De Martino ou Torres, qu’ils aient acheté des vignes, ou qu’ils vinifient les raisins de viticulteurs locaux.

Témoignage de la renaissance de la viticulture locale : la remise à l’honneur du «Pipeño», la barrique de rauli, ou faux-hêtre, un arbre de la forêt andine utilisé traditionnellement pour l’élevage dans la région, et qui, de par sa porosité, accélère l’oxydation – c’était le contenant traditionnel pour les assemblages de país et de carignan qui constituaient le vin de consommation courante en Itata.
Et si l’on remonte encore plus loin encore dans le passé, le contenant traditionnel e-était la tinaja, une sorte de dolium à la Chilienne, héritière d’un double savoir-faire : l’espagnol et le pré-colombien. Bon nombre de ces tinajas dorment encore au fond des caves de l’Itata.
La maison De Martino les a remis à l’honneur avec ses deux cuvées Viejas Tinajas (un cinsault de Garihue et un muscat de Trehuaco).

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A propos de tradition redécouverte : le país (alias listán negro) connaît actuellement un nouvel engouement au Chili; celui-ci est dû à la conjugaison de deux facteurs : d’une part, la réappropriation par les Chiliens eux-mêmes de ce patrimoine variétal avec lequel tout a commencé, et qui a longtemps constitué le vin de la consommation familiale ; de l’autre, les nouveaux essais de valorisation entamés par Torres dans le petit monde de la bulle.
Parallèlement, des investisseurs ont planté en Itata des cépages plus internationaux comme le cabernet, le merlot, le chardonnay ou le malbec. Mais globalement, la viticulture locale reste plutôt traditionnelle. La traction animale y est encore assez courante. Les ventes en bonbonnes (garrafas), aussi.
Paradoxalement, le relatif immobilisme de l’Itata pourrait bien être sa chance : ceux qui cherchent des vins différents, peut-être moins faciles, mais avec un supplément d’âme, aussi, peuvent les trouver ici.

Pour illustrer ces particularismes, rien de tel qu’une petite sélection de vins! Vous pouvez les retrouver sur le site d’In Vino Veritas 

Hervé Lalau

Les fraises de Huelva, un cas d’école de la désaisonnalisation anti-écologique

Pensez-y quand vous mangerez les grosses fraises bien rouges de Hueva, qui arrivent sur nos étals. Elles n’ont pas beaucoup de goût, mais elles annoncent le printemps, alors vous les achetez sans trop y attacher d’importance.

Mais si elles sont gorgées d’eau plutôt que de saveur, c’est qu’elles sont gorgées de l’eau…qui fait tellement défaut à l’Andalousie. Au point que des producteurs n’hésitent pas à creuser des puits illégaux pour les irriguer… dans le Parc National de la Doñana. 

Et si, plutôt que croquer des fraises soumises à la gonflette, ou des pommes expédiées de l’autre hémisphère, on retrouvait le goût du fruit de saison?

Les vins étrangers dans la distribution française

Selon les derniers chiffres du panel IRI, les vins portugais sont ceux qui connaissent la plus forte progression parmi les vins étrangers dans la grande distribution française – et notamment les marques Mateus, Gatão et Gazela.

Les deux marques les plus importantes de ce segment restent cependant issues du Maghreb (Boulaouane et Sidi Brahim).

Parmi les 10 premières marques, on trouve aussi des vins chiliens (Gato Negro et Casillero del Diablo), ainsi qu’une marque californienne (Gallo, en forte perte de vitesse). Curieusement, il n’y a aucun vin d’Espagne – si les vins de ce pays entrent souvent dans la composition de cuvées de marques françaises, c’est en toute discrétion!

Il est drôle de penser que bon nombre de consommateurs français boivent espagnol en toute ignorance, mais que les distributeurs prennent rarement le risque de référencer de beaux vins d’Espagne et qui assument leur origine!

On notera par ailleurs que ces dix « premiers de classe » sont des vins qui mettent plutôt l’accent sur la marque que sur l’appellation. Et ce, bien que certaines de ces marques ne communiquent guère (avez-vous déjà vu une publicité de Gazela ou de Gato Negro en France?); c’est donc ailleurs que cela se passe – dans le rayon, et sur le tarif.

La preuve est apportée qu’il est possible, par le biais des référencements et des promotions, de changer les habitudes des buveurs français, et de les inciter à découvrir d’autres vins que ceux de l’Hexagone. Même si, pour l’instant, il s’agit plus de produits de marketing que de vrais chantres de l’identité du terroir…

Mais tous les vins français présents en distribution sont-ils eux mêmes des fleurons de leurs terroirs? Bien sûr que non!

 

Les dix premières marques de vin étrangers en grandes surfaces françaises et leur évolution en % sur un an (2016

 

Boulaouane (Castel – Maroc) 1 275 000 cols -6,00 %

Sidi Brahim (Castel – Tunisie) 1 075 000 cols -5,00 %

Gato Negro (GCF – Chili) 525 000 cols +4,00 %

Mateus (GCF – Portugal) 490 000 cols +24,00 %

Casal Garcia (Portugal des Saveurs – Portugal) 330 000 cols +2,00 %

Casillero del Diablo (Rothschild – Chili) 310 000 cols +11,00 %

Gatão (Agriberia – Portugal) 300 000 cols +25,00 %

Piccini (GCF – Italie) 280 000 cols +16,00 %

Gazela (GCF – Portugal) 250 000 cols +20,00 %

Gallo (GCF – Californie) 240 000 cols -21,00 %

Le feu ravage des vignobles chiliens

C’est un peu du patrimoine viticole chilien qui part en fumée, ces jours-ci, alors que le feu ravage le centre du pays, et plus précisément les vallées du Maule et de la Colchagua. Plus de 40.000 hectares de vignes sont déjà parties en fumée, et parmi elles, certaines des plus vieilles du pays – des ceps du cépage Pais de plus de 150 ans, comme chez Bisogno, à Cauquenes.

Le Chili subit une sécheresse sans précédent depuis plusieurs semaines.